mercredi 11 septembre 2013
mercredi 3 octobre 2012
Poète, vos statuts !! 1
- tombé du sommeil ! il m a lâché en plein vol !
- l homme est un animal consciencieux ! avec lui-même toujours en contentieux ! c est comme ça on a jamais eu les philosophies libertaires des années soixante, soixante-dix, la culpabilité l a tjs échappé belle !
- Oui ! Si l extrémisme est la vague aujourd'hui, l'athéisme sera la vague prochaine ! On ne change une passion qu'avec son pôle contraire !
- Je suis dans un bar ! Des filles me dévisagent ! J ai des sous, donc je suis séduisant ?:)
- Finalement, je dois lutter contre l'évidence pour garder une vision idéale de la femme ! ;) l idéal, voilà l ennemi ! Quand j ai pas de sous, je suis répugnant !:)
- Ah! Je vais les" enjoy them " puisque vous, les " bnate darhom " vs avez décidé de ns castrer ! La malédiction d appartenir à notre connerie patriarcale !
- Les filles de joie, quel oxymore !!!
- S il n y a pas des sous, il nous reste toujours le mensonge ! Me disait un ami expert en dessous féminins, un " méchant " que les filles adorent !:))
- Puisqu on parle de déchéance, le plus important est comment l homme transforme la merde en or ! Voilà le génie ! Ne pas perdre confiance en l homme, cette merde !:)
- Je suis obsédé textuel, c est grave docteur ?!:)
- L homme se complaît dans la gravité ! Il est des obsessions sans lesquelles la vie serait une erreur !:)
- Sade c est un amour d adolescent obsédé textuel :)) La philosophie dans le boudoir, j avais quinze ans quand je l ai lue, et depuis la traque des oeuvres complètes comme une obsession !
- il fut un temps où des gaillards buvaient de l absinthe ! R I P !
- ♥ dans le coeur, dans les mains, dans les yeux !
- dansez sur moi ! j ai jamais compris ce qu a voulu dire le Nougat roux ! ♥
- j ai envie d être amer : je me rappelle Janvier 2011 ! Janvier, c est pas le printemps ! c est l hiver !
- Si vous la connaissez pas, regardez le film de Salma El Hayek ! Frida ! ♥♥
- une fenêtre dans l âme !
- ♥♥♥ cette vie mérite d être vécue et y a qu une femme qui peut nous le faire comprendre ! enfin, je parle pour moi !:)
- Et tout l univers conspire à réaliser mes rêves !!! Je n ai jamais pu terminer ce livre, il est tjs à la liste d attente de mes lectures ! Maintenant, j en ai comme une envie de me laisser bercer par la positivité !:)
- mon ombre, celle du dedans !:)
- l art a besoin de limites à transgresser !
- On fait un saut !? ou un assaut ! c est du pareil...
- l Etat ou la vie !
- je suis un temple !!
- exact te ment !
- du cactus partout !
- ce mal qui nous fait du bien !
- Bijour la vie ,)
- enivrez vous !
- Ton style, Léo Ferré : le plus bel hommage à la femme que j ai jamais entendu de ma vie !:) vivent les femmes !♥
Faysal BADRI !
dimanche 30 septembre 2012
Le romancero de la résistance espagnole - Dario Puccini - 2
- Les jours de la vie sont amers à qui, à force de souvenirs, ne vit qu'une très longue attente. Luis Cernuda. Un espagnol parle de sa terre. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - Amargos son los días de la vida, viviendo sólo una larga espera a fuerza de recuerdos. Luis Cernuda. Un español habla de su tierra - Parmi les dieux fléchis et les vierges pourries voici que s'illuminent d'espérance les brumes cruelles, les paysages submergés et les sourdes fenêtres souterraines. José Herrera Petere. Poètes à Genève. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole. - Y entre dioses doblados y vírgenes podridas Nos viene iluminado de esperanza Estas crueles brumas, paisajes sumergidos, Estas sordas ventanas subterráneas. José Herrera Petere. Poetas en Ginebra - Poètes sans patrie, comme moi condamnés à griffer leurs mots sur les rocs au rouge soir des journées de fatigue durs rocs sanglants où se hissent des mains qui voudraient voir, mais défaillent au bord ! José Herrera Petere. Poètes à Genève. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - ¡ Oh poetas sin tierra como yo condenados A arañar sus palabras en las rocas Del rojo anochecer de días cansados, Duras sangrientas rocas donde hay manos Que quieren ver y no llegan al borde ! José Herrera Petere. Poetas en Ginebra - Un nouveau jour s'achève. Et nous pouvons encore nous appeler esclaves. Anonyme. Les jours. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - Un día más transcurre. Aún podemos seguir llamándonos esclavos. Anónimo. Los días - Qui souffre, étant vaincu, n'est pas encore vaincu. Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - Quién sufre su derroto aún no está derrotado. Anónimo. Años fuera del tiempo - J'ai là devant ma voix vingt années amères et je pense que c'est peu de vie pour tant de beauté. Peu de souffrance pour cette atroce grandeur. Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - Veinte años tengo ante mi voz maduros, y pienso : es poca vida para tanta hermosura. Es poco sufrimiento para esta atroz grandeza. Anónimo. Años fuera del tiempo - Je n'ai jamais vu le ciel, si bleu, infini, crucifié sur des barreaux. Je n'ai jamais entendu ce que dit un fusil se levant vers la poitrine sans défense. Je n'ai jamais écrit avec du sang aucun nom sur le sable. Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - Yo nunca tuve el cielo, tan azul e infinito, crucificado en rejas. No he sentido qué dice un fusil que se encara con el pecho indefenso. Nunca escribí con sangre nombre alguno en la arena. Anónimo. Años fuera del tiempo - Quelle voix d'adolescent signalera : " Ceci est mort; ceci est plénitude ", ou bien " Regardez l'aurore " ? Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - ¿ Qué voz adolescente señalará : " Esto es muerte; esto es plenitud, " o bien : " Mirad la aurora " ? Anónimo. Años fuera del tiempo - tes mains étaient épis d'or et de gloire te vainquant toi-même en ton compromis. Juan Miguel Romá. A Manuela Sánchez. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - y en tus manos maizales de oro y gloria al vencerte a ti misma con tu empeño. Juan Miguel Romá. A Manuela Sánchez - Je suis un homme que chérissent littéralement tous les malheurs - et heureusement que l'espoir est si grand ! Blas de Otero. Autre temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - Yo soy un hombre literalmente amado por todas las desgracias - ¡ gracias que es tan grande la esperanza ! Blas de Otero. Otro tiempo - car le sourd entend lui aussi la cloche qu'il aime. José Augustín Goytisolo. Sans savoir comment. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole - también el sordo oye la campana que ama. José Agustín Goytisolo. Sin saber cómo
Le romancero de la résistance espagnole. Dario Puccini - 1
-
Toda la ciudad es suya,
y nada le importa dònde
reclinará su cabeza
con fatiga de diez noches.
José Moreno Villa. El hombre del momento
-
Toute la ville est à lui,
mais il se rit de savoir
où il appuiera sa tête
lassée par dix nuits de veille.
José Moreno Villa. L'Homme du moment. In. Le romancero de la résistance espagnole. Dario Puccini
-
cadáveres que yo ví
con nieve de primavera.
Al cielo, los ojos blancos;
al sol, las manos abiertas;
al fango, el pelo manchado;
al viento, la boca seca;
a la noche, los oídos
y los huescos a la tierra.
José Herrera Petrre. Aire, tú
-
tous ces cadavres que j'ai vus
dans une neige de printemps.
Tournant vers le ciel leurs yeux blancs;
vers le soleil, leurs mains ouvertes;
vers la boue, leurs cheveux souillés;
vers le vent, leur bouche assoiffée;
tournant vers la nuit leurs oreilles
et vers la terre, leur squelette.
José Herrera Petere. Ô toi, le vent. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Abajo San Rafael
los protege. Suben, torvos,
regulares de Larache
mandados contra nosotros
por oficiales del crimen
que a sí se dicen católicos.
Antonio García Luque (Rafael Alberti). El moro fugado
-
Et dans le bas, Saint-Raphaël
les protège. Ils montent, horribles,
les Réguliers de Larache,
qu'ils ont envoyés parmi nous
tous ces généraux criminels
qui se prétendent catholiques.
Antonio García Luque (Rafael Alberti). Le maure fugitif. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Busta Ben Ali Mohamed,
barba negra, negros ojos,
negro, de sus avanzadas
se desprende sigiloso.
Y arrastrándose en la hierba
dice, alzándose de pronto,
el puño en alto, tranquilo,
ante los fusiles solo :
" Yo estar rojo, camaradas.
No tiréis, que yo estar rojo. "
Antonio García Luque (Rafael Alberti). El moro fugado
-
Busta Ben Ali Mohamed,
la barbe et les yeux noirs,
- tout noir -, de son poste avancé
se détache discrètement.
Et se traînant parmi les herbes,
il dit, se dressant tout à coup,
le poing en l'air et bien tranquille,
seul, offert, devant les fusils :
" Je suis un Rouge, camarades,
ne tirez pas, je suis un Rouge ! "
Antonio García Luque (Rafael Alberti). Le maure fugitif. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Si a tu abuelo, el primer duque,
Ticiano lo retratara,
tù mereciste la pena
de serlo por Zuloaga.
Un pincel se baño en oro,
el otro se mojó en caca.
Rafael Alberti. El último Duque de Alba
-
Si ton aïeul, le premier duc,
fut portraituré par Titien,
toi, tu aurais bien mérité
de l'être par Zuloaga.
Un pinceau fut trempé dans l'or,
l'autre se mouilla de caca.
Rafael Alberti. Le dernier duc d'Albe. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
los comunistas sabemos
que la aurora no se para,
que el alba sigue naciendo,
de pie, todas las mañanas.
Si un alba muerta se muere
otra mejor se levanta.
Rafael Alberti. El último Duque de Alba.
-
tous les communistes savent
que l'aurore ne cesse pas,
que l'aube continue à naître,
debout dans le ciel du matin.
Si une aube morte se meurt,
une aube meilleure se lève.
Rafael Alberti. Le dernier duc d'Albe. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
En su tierra de granada,
junto a sus memorias viejas,
han matado a Federico,
nuestro cárdeno poeta.
Leopoldo Urrutia. Romancero a la muerte de Federico Garcia Lorca
-
En grenade, oui, sur sa terre,
Auprès de ses vieux souvenirs,
Ils ont tué Federico,
notre Poète au teint violet.
Leopoldo Urrutia. Romancero á la mort de Federico García Lorca
-
Hoy como ayer, gitana, muerte mía,
qué bien contigo a solas,
por estos aires de Granada, ¡ mi Granada !
Antonio Machado. El crimen fue en Granada
-
Aujourd'hui comme hier, gitane, ô mort,
qu'il est bon d'aller seul à seule avec toi qui es mienne,
à travers l'air de Grenade, ma Grenade.
Antonio Machado. Le crime eut lieu à Grenade. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Muerte cayó Federico
- sangre en la frente y plomo en las entrañas -
... Que fue en Granada el crimen
sabed - ¡ pobre Granada !, - en su Granada...
Antonio Machado. El crimen fue en Granada
-
Mort, il est tombé, Federico
avec du sang au front et du plomb aux entrailles.
Oui, le crime eut lieu à Grenade
sachez - pauvre Grenade - dans sa Grenade...
Antonio Machado. Le crime eut lieu à Grenade. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Morena de altas torres, alta luz y ojos altos,
esposa de mi piel, gran trago de mi vida,
tus pechos locos crecen hacia mí dando saltos
de cierva concebida.
Miguel Hernández. Canción del esposo soldado
-
Brune femme - hautes tours, haute clarté, hauts yeux -,
épouse de ma peau, grande rasade de ma vie,
tes seins affolés grandissent vers moi avec des bonds de biche fécondée.
Miguel Hernández. Chanson du mari soldat. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Espejo de mi carne, sustento de mis alas,
te doy vida en la muerte que me dan y no tomo.
Mujer, mujer, te quiero cercado por las balas
ansiado por el plomo.
Miguel Hernández. Canción del esposo soldado
-
Miroir de ma chair, soutien de mes ailes,
je te donne vie dans la mort qu'on m'offre en vain.
Femme, femme, je t'aime assiégé par les balles,
convoité par le plomb.
Miguel Hernández. Chanson du mari soldat. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Una mujer y un hombre gastados por los besos.
Miguel Hernádez. Canción del esposo soldado
-
Une femme et un homme usés par les baisers.
Miguel Hernández. Chanson du mari soldat. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
Sí, vamos detenidos,
Sí, no hay labios
de mujer
que sonriendo duerma.
¡ Sólo rostros feroces !
¡ Sólo luna, amarilla, de horror,
resplandeciendo !
José Herrera Petere. Tren nocturno
-
Nous sommes arrêtés !
Ici il n'y a point
de lèvres de femmes qui dorment
et qui sourient.
Rien que des visages féroces !
Rien que la lune, horrible lune jaune
qui resplendit !
José Herrera Petere. Train de nuit. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
-
mañana
¡ Para todos el mar !
El mar solo otra vez, como al principio,
y el hombre solo, al fin, con su conciencia.
León Felipe. El llanto...El mar
-
demain
pour tous la mer !
La mer seule à nouveau, ainsi qu'à l'origine,
et l'homme seul, enfin, avec sa conscience.
León Felipe. Les pleurs...La mer. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole
Un silence assourdissant
Dans une vie simple, l’amour des parents, d’abord pour eux-mêmes, augmente ou diminue, même la répartition routinière des tâches peut en témoigner. Dans la sienne, il ne comprendra jamais pourquoi, lui, il devait apprendre, de son père, se servant de sa mère comme support, la férocité, le déferlement noir d’une haine de soi se mirant au miroir de sa moitié vomie !
Ce qui l’embête, c’est que son père est parti très tôt, il a eu le cancer qu’il méritait. Ce qui l’étonne, le silence qui entoure ses souvenirs, d’abord personne autour de lui n’en parle, et puis dans ceux de sa mémoire, aussi rares soient-ils, il voit son père se déchaînant contre le corps de sa mère, plus petit et plus malléable, la traînant à terre par le cheveux ( c est très primitif, mais son père n avait pas trop d imagination, pas plus que ses ancêtres des cavernes ), des coups qui pleuvent des mains et des pieds partout ! Il les voit bien crier, l un de colère, l autre de douleur, mais il ne peut rien entendre ! Les souvenirs ne sont pas seuls à être silencieux, il se voit debout dans un coin, assister, tout en silence, au spectacle de la rage paternelle éclatante s’il en était pas la cible. Il ne disait rien, ne savait quoi faire ni où aller, hébété, enfermé dans sa prison aphasique.
Ce corps étendu par terre, tiré par les cheveux, tombé et relevé, c’était le corps de sa mère. Son père ivre-mort, se donnait à son sadisme régulier. Après plusieurs brefs mariages, il a trouvé la victime parfaite. Celle qui attendra que la rage s’épuise, où que des voisins interviennent pour la calmer, sinon, elle s’enfuira rapidement par la porte, son enfant sur les bras, et ira réveiller une amie qui habite pas trop loin de l’enfer conjugal.
L’amie qui habite une très petite maison, l’hébergera pour la nuit. Toujours silencieux, il assistera, n’y pouvant rien faire d’autre, aux remontrances et consolations, qui le concernaient pas ! Le matin, la mère se rendra à son domicile, « je n’ai personne d’autre qui peut me prendre avec mon enfant », donc, son père, vaquera à sa tâche quotidienne et pénible ; et elle rangera la maison et préparera à manger. Le soir, quand il aura fini, toujours dans son atelier, avec quatre copains, chacun y va de ses litres de rouge, il sera saoul encore une fois, et retournant chez lui, il manquera pas une occasion d’insulter, d’accuser, de blâmer, de partir dans des soliloques, mal articulés et sans sens ! Finalement, il donnera quelques coups ( si le ciel est clément ), il avait la main facile ! il avait sûrement des comptes à régler. Lesquels ? voilà un mystère que sa tombe enferme à jamais, sa tombe que son enfant n’a plus jamais revue, depuis qu’il l'a enterré ! Les traces de ses fouets sur son corps lui ont indiqué les chemins pour le fuir !
Le silence de ses souvenirs, et dans ses souvenirs, est le même que quand son père est mort dans la chambre voisine à la sienne, et que les femmes sont parties de plus belle de leurs pleurs et cris hystériques, lui, il est resté silencieux mais deux larmes ont coulé, les seules et les dernières !
Faysal BADRI
27 – 09 – 2012
Nietzsche. La volonté de puissance - Tome 2 - 3
- J'ai toujours mis dans mes écrits toute ma vie et toute ma personne, j'ignore ce que peuvent être des problèmes purement intellectuels. Nietzsche. La volonté de puissance - Danger effroyable : que la politique d'affaires américaine et la civilisation inconsistante des intellectuels viennent à s'unir. Nietzsche. La volonté de puissance - Ma qualité maîtresse est la maîtrise de moi. Mais nul n'en a plus grand besoin que moi; je côtoie toujours l'abîme. Nietzsche. La volonté de puissance - Erreur très populaire : avoir le courage de ses convictions; mais il s'agit d'avoir le courage d'attaquer ses propres convictions ! Nietzsche. La volonté de puissance - Féconder le passé en engendrant l'avenir - tel est pour moi le sens du présent. Nietzsche. La volonté de puissance - Depuis qu'il n'y a plus de Dieu, la solitude est devenue intolérable; il faut que l'homme supérieur se mette à l'œuvre. Nietzsche. La volonté de puissance - Quand on ne trouve plus la grandeur en Dieu, on ne la trouve plus nulle part; il faut la nier ou la créer. Nietzsche. La volonté de puissance - Si nous ne faisons de la mort de Dieu un grand renoncement et une perpétuelle victoire sur nous-même, nous aurons à payer pour cette perte. Nietzsche. La volonté de puissance - L'homme tel qu'il doit être, c'est aussi absurde à nos yeux que " l'arbre tel qu'il doit être ". Nietzsche. La volonté de puissance - Le bien est toujours la transformation d'un mal; tout dieu a pour père un diable. Nietzsche. La volonté de puissance - Quand le Diable mue, il perd jusqu'à son nom. Nietzsche. La volonté de puissance - Ce que je ne veux pas que vous me fassiez, pourquoi ne devrais-je pas vous le faire ? Et, en vérité, ce qu'il me faut vous faire, c'est justement ce que vous ne pourriez me faire ! Nietzsche. La volonté de puissance - Je suis scrupuleusement juste, parce que cela maintient les distances. Nietzsche. La volonté de puissance - Vous vous croyez libres, mais quand vous vous mouvez, c'est nous qui tenons les fils. Des valeurs et des opinions sont gravées au-dessus de vos têtes et dans vos cœurs; c'est nous, créateurs de valeurs, qui vous remontons, simples rouages d'horlogerie ! Nietzsche. La volonté de puissance - Ce n'est pas pour le droit que vous vous battez, vous les justes : c'est pour faire triompher votre image de l'homme. Nietzsche. La volonté de puissance - Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours avec le troupeau et oublie-toi pour l'amour du troupeau. Nietzsche. La volonté de puissance - Grâce à la liberté des communications, des groupes d'hommes de même nature pourront se réunir et fonder des communautés. Les nations seront dépassées. Nietzsche. La volonté de puissance - " Tous ceux qui sont bons sont faibles; ils sont bons parce qu'ils ne sont pas assez forts pour être méchants ", disait le chef latuka Comorro à Baker. " Pour les cœurs faibles il n'y a pas de malheur ", dit-on en russe. Nietzsche. La volonté de puissance - En Orient, des peuples se sont momifiés sous l'empire d'une loi morale unique. L'Europe est restée vivante sous l'empire de deux lois morales opposées. L'histoire de l'Europe depuis les temps de l'Empire romain est celle d'une révolte d'esclaves. Nietzsche. La volonté de puissance - Vous n'aurez jamais que la morale qui sied à votre force. Nietzsche. La volonté de puissance - Plutôt vivre dans le péril et en armes que parmi cette lâche affabilité réciproque du troupeau ! Tous les hommes de quelque valeur ont été méchants. Nietzsche. La volonté de puissance - L'amour de la vie est presque le contraire de l'amour d'une longue vie. Tout amour pense à l'instant et à l'éternité, mais jamais à la " durée ". Nietzsche. La volonté de puissance - Comment consentirais-je à vivre, si je ne voyais d'avance l'avenir - au delà de vous ! Nietzsche. La volonté de puissance - Comment consentirais-je à vivre, si je ne voyais d'avance l'avenir - au delà de vous ! Nietzsche. La volonté de puissance - Les mêmes condition qui favorisent l'évolution de l'animal grégaire favorisent aussi l'évolution de l'animal-chef. Nietzsche. La volonté de puissance - Le mariage a exactement la valeur de ceux qui le concluent; il n'a donc, dans la règle, que peu de valeur. Quant au " mariage en soi ", il n'a aucune valeur, pas plus d'ailleurs qu'aucune institution. Nietzsche. La volonté de puissance - Je n'aime pas votre loi matrimoniale; j'ai de la répulsion pour les doigts grossiers qui y soulignent le droit du mari. Je voudrais que l'on parlât du droit au mariage, et qu'il fût rarement accordé; dans le mariage il n'y a que des devoirs et pas de droits. Nietzsche. La volonté de puissance - - Certains hommes éminents devraient avoir la possibilité de se reproduire au moyen de diverses femmes; et certaines femmes, dans des circonstances particulièrement favorables, devraient aussi ne pas être liées au choix hasardeux d'un seul homme. Il faut prendre plus au sérieux le mariage. Nietzsche. La volonté de puissance - On a toujours quelque chose de plus urgent à faire que de se marier. Ciel ! Il en a toujours été ainsi pour moi. Nietzsche. La volonté de puissance - Malédiction ! Les meilleurs disparaissent sans laisser d'enfants. Nietzsche. La volonté de puissance - Virilisation des femmes, voilà le vrai sens de l' " émancipation de la femme ". Cela signifie qu'elles se modèlent sur l'image de l'homme actuel et revendiquent les mêmes droits que lui. Je vois là une dégénérescence de l'instinct chez les femmes d'aujourd'hui : elles devraient savoir que, de la sorte, elles ruinent leur propre pouvoir. Nietzsche. La volonté de puissance - Comme remède à la prostitution ( ou pour l'ennoblir ) : mariages à terme légalisés ( pour des mois, des années ) avec des garanties pour les enfants. Nietzsche. La volonté de puissance - Une femme qui comprend qu'elle entrave l'essor de son mari a le devoir de se séparer de lui; pourquoi n'entend-on jamais parler d'une telle preuve d'amour ? Nietzsche. La volonté de puissance - L'amour sexuel, moyen au service de l'idéal ( Désir de s'abîmer dans son contraire ). Amour d'une divinité souffrante. La procréation envisagé comme le plus sacré des devoirs. La gestation, création commune de l'homme et de la femme qui veulent, dans la personne de l'enfant, jouir de leur union et en élever le monument. Nietzsche. La volonté de puissance - Il faut être bon et méchant ! Et quiconque est bon autrement que par faiblesse est toujours méchant à un degré éminent. Nietzsche. La volonté de puissance - Je ne reconnais à personne le droit de me donner des louanges. Nietzsche. La volonté de puissance
Nietzsche. La volonté de puissance - Tome 2 - 2
- On connaît la sorte d'homme qui s'est amourachée de la formule : Tout comprendre, c'est tout pardonner. Ce sont les faibles, ce sont surtout les désenchantés : s'il y a partout de quoi pardonner, c'est qu'il doit y avoir partout de quoi mépriser. Nietzsche. La volonté de puissance - Nietzsche se déchaîne contre les féministes, maintenant vous savez à qui vous avez affaire, je me demande bien ce que vous avez pu lui infliger comme humiliation au pépère Nietzsche : " Dans le mouvement dit de " l'émancipation des femmes ", les femmes qui n'ont réussi à avoir ni mari ni enfants entendent transformer de façon radicale la situation respective de l'homme et de la femme; autrement dit, les éléments qui ont mal réussi ( et qui sont partout la majorité ) veulent changer la situation de l'espèce, c'est-à-dire diminuer la qualité de l'espèce au profit du plus grand nombre. " Nietzsche. La volonté de puissance - Nietzsche sévit contre les femmes : " Manquerait-il un seul maillon à la chaîne des arts et des sciences si la femme, si l'œuvre de la femme y manquait ? Accordons qu'il y a des exceptions - elles confirment la règle " Nietzsche. La volonté de puissance - Nietzsche et le Juif : " Quel soulagement que de rencontrer un Juif parmi les Allemands ! Que d'abrutissement, que de cheveux filasses, que d'yeux bleus; quel manque d'esprit dans la physionomie, la parole, la tenue; quelle veulerie ! " Nietzsche. La volonté de puissance - - L'avenir est passé ! L'instant dévore ce qu'il produit - mais hélas ! Il demeure affamé... Nietzsche. La volonté de puissance - " A quoi bon ? " On demande une réponse : 1* à la conscience morale; 2* au besoin de bonheur; 3* à " l'instinct social " ( troupeau ); 4* à la raison ( esprit ); rien que pour éviter d'avoir à faire acte de volonté pour répondre sou-même à cet " à quoi bon ? " Nietzsche. La volonté de puissance - Ce sont des romantiques qui ont perdu la foi; à présent ils veulent à tout le moins observer comment tout coule et s'écoule. C'est ce qu'ils appellent l'art pour l'art, l' " objectivité ", etc. Nietzsche. La volonté de puissance - Nous sommes les héritiers de certaines habitudes de dissection des consciences et de crucifixion de soi, qui ont été pratiquées depuis deux milles ans; c'est là notre virtuosité la plus ancienne, notre maîtrise peut-être, notre raffinement en tout cas; nous avons étroitement associé les penchants naturels et la mauvaise conscience. Nietzsche. La volonté de puissance - Les jugements moraux sont des condamnations, des négations; la morale est un renoncement au vouloir-vivre. Nietzsche. La volonté de puissance - Ce qui manque, dans la religion, c'est l'obligation de nous considérer nous-même comme la source des valeurs. Nietzsche. La volonté de puissance - On vit pour le lendemain, car le surlendemain est incertain. Nietzsche. La volonté de puissance - Où nous passons, bientôt ne pourra plus passer personne. Nietzsche. La volonté de puissance - La croyance aux catégories de la raison est la cause du nihilisme, nous avons mesuré la valeur du monde d'après des catégories qui ne s'appliquent qu'à un monde purement fictif. Nietzsche. La volonté de puissance - Présomption de l'homme : où il n'aperçoit pas de sens, il en nie la présence ! Nietzsche. La volonté de puissance - Le pessimisme moderne exprime l'inutilité du monde moderne, non pas l'inutilité du monde et de l'existence. Nietzsche. La volonté de puissance - Nous savons que la disparition d'une illusion ne crée pas tout de suite une vérité, mais un nouveau fragment d'ignorance, un élargissement de notre " espace vide ", un accroissement de notre " désert ". Nietzsche. La volonté de puissance - Ce qui manque à l'homme moderne, c'est l'instinct sûr ( suite d'une longue activité uniforme chez une même espèce d'hommes ); il en résulte l'incapacité de rien faire de parfait; un individu ne supplée jamais seul aux années d'école qu'il n'a pas eues. Nietzsche. La volonté de puissance - - parce qu'il nous a fallu d'abord passer par le nihilisme pour découvrir la valeur réelle de ces " valeurs "... Nous aurons besoin, quelque jour, de valeurs nouvelles... Nietzsche. La volonté de puissance - Car il importe de ne pas faire erreur sur le titre qu'a voulu porter cet évangile de l'avenir. " La Volonté de Puissance, essai d'une transvaluation de toutes les valeurs ". Nietzsche. La volonté de puissance - - Les grands mots : la tolérance ( c'est-à-dire " l'incapacité de dire ni oui ni non " ); la largeur de la sympathie ( un tiers d'indifférence, un tiers de curiosité, un tiers d'excitabilité morbide ); l' " objectivité " ( manque de personnalité, manque de volonté, incapacité d' " aimer " ); (...); la " passion ", c'est-à-dire le désordre et la démesure; la " profondeur ", c'est-à-dire la confusion, le tohu-bohu des symboles. Nietzsche. La volonté de puissance - On se plaint de la dépravation de la masse; à supposer qu'elle fût démontrée, la responsabilité en retomberait sur l'élite cultivée; la masse n'est ni meilleure ni pire que l'élite. Nietzsche. La volonté de puissance - Et qui d'entre vous, honnêtement, peut se porter garant de son surlendemain ? Qui a encore le droit de jurer et de promettre ? Qui de vous demeure cinq ans de suite dans la même maison et dans la même opinion ? Nietzsche. La volonté de puissance - Le temps approche où il nous faudra payer d'être restés chrétiens pendant deux mille ans. Nietzsche. La volonté de puissance - Il faut étudier les misères des hommes, mais compter parmi ces misères les idées qu'ils se font des moyens de les combattre. Nietzsche. La volonté de puissance