mercredi 3 octobre 2012

Poète, vos statuts !! 1

- tombé du sommeil ! il m a lâché en plein vol !

 

- l homme est un animal consciencieux ! avec lui-même toujours en contentieux ! c est comme ça on a jamais eu les philosophies libertaires des années soixante, soixante-dix, la culpabilité l a tjs échappé belle !

 

- Oui ! Si l extrémisme est la vague aujourd'hui, l'athéisme sera la vague prochaine ! On ne change une passion qu'avec son pôle contraire !

 

- Je suis dans un bar ! Des filles me dévisagent ! J ai des sous, donc je suis séduisant ?:)

 

- Finalement, je dois lutter contre l'évidence pour garder une vision idéale de la femme ! ;) l idéal, voilà l ennemi ! Quand j ai pas de sous, je suis répugnant !:)

 

- Ah! Je vais les" enjoy them " puisque vous, les " bnate darhom " vs avez décidé de ns castrer ! La malédiction d appartenir à notre connerie patriarcale !

 

- Les filles de joie, quel oxymore !!!

 

- S il n y a pas des sous, il nous reste toujours le mensonge ! Me disait un ami expert en dessous féminins, un " méchant " que les filles adorent !:))

 

- Puisqu on parle de déchéance, le plus important est comment l homme transforme la merde en or ! Voilà le génie ! Ne pas perdre confiance en l homme, cette merde !:)

 

- Je suis obsédé textuel, c est grave docteur ?!:)

 

- L homme se complaît dans la gravité ! Il est des obsessions sans lesquelles la vie serait une erreur !:)

 

- Sade c est un amour d adolescent obsédé textuel :)) La philosophie dans le boudoir, j avais quinze ans quand je l ai lue, et depuis la traque des oeuvres complètes comme une obsession !

 

- il fut un temps où des gaillards buvaient de l absinthe ! R I P !

 

- ♥ dans le coeur, dans les mains, dans les yeux !

 

- dansez sur moi ! j ai jamais compris ce qu a voulu dire le Nougat roux ! ♥

 

- j ai envie d être amer : je me rappelle Janvier 2011 ! Janvier, c est pas le printemps ! c est l hiver !

 

- Si vous la connaissez pas, regardez le film de Salma El Hayek ! Frida ! ♥♥

 

- une fenêtre dans l âme !

 

- ♥♥♥ cette vie mérite d être vécue et y a qu une femme qui peut nous le faire comprendre ! enfin, je parle pour moi !:)

 

- Et tout l univers conspire à réaliser mes rêves !!! Je n ai jamais pu terminer ce livre, il est tjs à la liste d attente de mes lectures ! Maintenant, j en ai comme une envie de me laisser bercer par la positivité !:)

 

- mon ombre, celle du dedans !:)

 

- l art a besoin de limites à transgresser !

 

- On fait un saut !? ou un assaut ! c est du pareil...

 

- l Etat ou la vie !

 

- je suis un temple !!

 

- exact te ment !

 

- du cactus partout !

 

- ce mal qui nous fait du bien !

 

- Bijour la vie ,)

 

- enivrez vous !

 

- Ton style, Léo Ferré : le plus bel hommage à la femme que j ai jamais entendu de ma vie !:) vivent les femmes !♥

 

Faysal BADRI !

dimanche 30 septembre 2012

Le romancero de la résistance espagnole - Dario Puccini - 2

- 

Les jours de la vie sont

amers à qui, à force

de souvenirs, ne vit

qu'une très longue attente.

 

Luis Cernuda. Un espagnol parle de sa terre. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Amargos son los días

de la vida, viviendo

sólo una larga espera

a fuerza de recuerdos.

 

Luis Cernuda. Un español habla de su tierra

 

- 

Parmi les dieux fléchis et les vierges pourries

voici que s'illuminent d'espérance

les brumes cruelles, les paysages submergés

et les sourdes fenêtres souterraines.

 

José Herrera Petere. Poètes à Genève. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole.

 

- 

Y entre dioses doblados y vírgenes podridas

Nos viene iluminado de esperanza

Estas crueles brumas, paisajes sumergidos,

Estas sordas ventanas subterráneas.

 

José Herrera Petere. Poetas en Ginebra

 

- 

Poètes sans patrie, comme moi condamnés

à griffer leurs mots sur les rocs

au rouge soir des journées de fatigue

durs rocs sanglants où se hissent des mains

qui voudraient voir, mais défaillent au bord !

 

José Herrera Petere. Poètes à Genève. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

¡ Oh poetas sin tierra como yo condenados

A arañar sus palabras en las rocas

Del rojo anochecer de días cansados,

Duras sangrientas rocas donde hay manos

Que quieren ver y no llegan al borde !

 

José Herrera Petere. Poetas en Ginebra

 

- 

Un nouveau jour s'achève.

 

Et nous pouvons encore nous appeler esclaves.

 

Anonyme. Les jours. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Un día más transcurre.

 

Aún podemos seguir llamándonos esclavos.

 

Anónimo. Los días

 

- 

Qui souffre, étant vaincu, n'est pas encore vaincu.

 

Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Quién sufre su derroto aún no está derrotado.

 

Anónimo. Años fuera del tiempo

 

- 

J'ai là devant ma voix vingt années amères

et je pense que c'est peu de vie pour tant de beauté.

Peu de souffrance pour cette atroce grandeur.

 

Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

Veinte años tengo ante mi voz maduros,

y pienso : es poca vida para tanta hermosura.

Es poco sufrimiento para esta atroz grandeza.

 

Anónimo. Años fuera del tiempo

 

- 

Je n'ai jamais vu le ciel, si bleu, infini,

crucifié sur des barreaux. Je n'ai jamais entendu ce que dit

un fusil se levant vers la poitrine sans défense.

Je n'ai jamais écrit avec du sang aucun nom sur le sable.

 

Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

Yo nunca tuve el cielo, tan azul e infinito,

crucificado en rejas. No he sentido qué dice

 

un fusil que se encara con el pecho indefenso.

Nunca escribí con sangre nombre alguno en la arena.

 

Anónimo. Años fuera del tiempo

 

-

Quelle voix d'adolescent signalera : " Ceci est mort;

ceci

est plénitude ", ou bien " Regardez l'aurore " ?

 

Anonyme. Années hors du temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

¿ Qué voz adolescente señalará : " Esto es muerte;

esto

es plenitud, " o bien : " Mirad la aurora " ?

 

Anónimo. Años fuera del tiempo

 

- 

tes mains étaient épis d'or et de gloire

te vainquant toi-même en ton compromis.

 

Juan Miguel Romá. A Manuela Sánchez. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

y en tus manos maizales de oro y gloria

al vencerte a ti misma con tu empeño.

 

Juan Miguel Romá. A Manuela Sánchez

 

- 

Je suis un homme que chérissent littéralement

tous les malheurs - et heureusement que l'espoir est si grand !

 

Blas de Otero. Autre temps. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

Yo soy un hombre literalmente amado

por todas las desgracias - ¡ gracias que es tan grande la esperanza !

 

Blas de Otero. Otro tiempo

 

- 

car le sourd entend lui aussi

la cloche qu'il aime.

 

José Augustín Goytisolo. Sans savoir comment. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

también el sordo oye

la campana que ama.

 

José Agustín Goytisolo. Sin saber cómo

Le romancero de la résistance espagnole. Dario Puccini - 1

- 

Toda la ciudad es suya,

y nada le importa dònde

reclinará su cabeza

con fatiga de diez noches.

 

José Moreno Villa. El hombre del momento

 

- 

Toute la ville est à lui,

mais il se rit de savoir

où il appuiera sa tête

lassée par dix nuits de veille.

 

José Moreno Villa. L'Homme du moment. In. Le romancero de la résistance espagnole. Dario Puccini

 

- 

cadáveres que yo ví

con nieve de primavera.

 

Al cielo, los ojos blancos;

al sol, las manos abiertas;

al fango, el pelo manchado;

al viento, la boca seca;

a la noche, los oídos

y los huescos a la tierra.

 

José Herrera Petrre. Aire, tú

 

- 

tous ces cadavres que j'ai vus

dans une neige de printemps.

 

Tournant vers le ciel leurs yeux blancs;

vers le soleil, leurs mains ouvertes;

vers la boue, leurs cheveux souillés;

vers le vent, leur bouche assoiffée;

tournant vers la nuit leurs oreilles

et vers la terre, leur squelette.

 

José Herrera Petere. Ô toi, le vent. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Abajo San Rafael

los protege. Suben, torvos,

regulares de Larache

mandados contra nosotros

por oficiales del crimen

que a sí se dicen católicos.

 

Antonio García Luque (Rafael Alberti). El moro fugado

 

- 

Et dans le bas, Saint-Raphaël

les protège. Ils montent, horribles,

les Réguliers de Larache,

qu'ils ont envoyés parmi nous

tous ces généraux criminels

qui se prétendent catholiques.

 

Antonio García Luque (Rafael Alberti). Le maure fugitif. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

Busta Ben Ali Mohamed,

barba negra, negros ojos,

negro, de sus avanzadas

se desprende sigiloso.

Y arrastrándose en la hierba

dice, alzándose de pronto,

el puño en alto, tranquilo,

ante los fusiles solo :

" Yo estar rojo, camaradas.

No tiréis, que yo estar rojo. "

 

Antonio García Luque (Rafael Alberti). El moro fugado

 

- 

Busta Ben Ali Mohamed,

la barbe et les yeux noirs,

- tout noir -, de son poste avancé

se détache discrètement.

Et se traînant parmi les herbes,

il dit, se dressant tout à coup,

le poing en l'air et bien tranquille,

seul, offert, devant les fusils :

" Je suis un Rouge, camarades,

ne tirez pas, je suis un Rouge ! "

 

Antonio García Luque (Rafael Alberti). Le maure fugitif. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Si a tu abuelo, el primer duque,

Ticiano lo retratara,

tù mereciste la pena

de serlo por Zuloaga.

Un pincel se baño en oro,

el otro se mojó en caca.

 

Rafael Alberti. El último Duque de Alba

 

- 

Si ton aïeul, le premier duc,

fut portraituré par Titien,

toi, tu aurais bien mérité

de l'être par Zuloaga.

Un pinceau fut trempé dans l'or,

l'autre se mouilla de caca.

 

Rafael Alberti. Le dernier duc d'Albe. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

los comunistas sabemos

que la aurora no se para,

que el alba sigue naciendo,

de pie, todas las mañanas.

Si un alba muerta se muere

otra mejor se levanta.

 

Rafael Alberti. El último Duque de Alba.

 

-

tous les communistes savent

que l'aurore ne cesse pas,

que l'aube continue à naître,

debout dans le ciel du matin.

Si une aube morte se meurt,

une aube meilleure se lève.

 

Rafael Alberti. Le dernier duc d'Albe. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

En su tierra de granada,

junto a sus memorias viejas,

han matado a Federico,

nuestro cárdeno poeta.

 

Leopoldo Urrutia. Romancero a la muerte de Federico Garcia Lorca

 

- 

En grenade, oui, sur sa terre,

Auprès de ses vieux souvenirs,

Ils ont tué Federico,

notre Poète au teint violet.

 

Leopoldo Urrutia. Romancero á la mort de Federico García Lorca

 

-

Hoy como ayer, gitana, muerte mía,

qué bien contigo a solas,

por estos aires de Granada, ¡ mi Granada !

 

Antonio Machado. El crimen fue en Granada

 

-

Aujourd'hui comme hier, gitane, ô mort,

qu'il est bon d'aller seul à seule avec toi qui es mienne,

à travers l'air de Grenade, ma Grenade.

 

Antonio Machado. Le crime eut lieu à Grenade. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Muerte cayó Federico

- sangre en la frente y plomo en las entrañas -

... Que fue en Granada el crimen

sabed - ¡ pobre Granada !, - en su Granada...

 

Antonio Machado. El crimen fue en Granada

 

- 

Mort, il est tombé, Federico

avec du sang au front et du plomb aux entrailles.

Oui, le crime eut lieu à Grenade

sachez - pauvre Grenade - dans sa Grenade...

 

Antonio Machado. Le crime eut lieu à Grenade. Trad. Rolland-Simon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Morena de altas torres, alta luz y ojos altos,

esposa de mi piel, gran trago de mi vida,

tus pechos locos crecen hacia mí dando saltos

de cierva concebida.

 

Miguel Hernández. Canción del esposo soldado

 

- 

Brune femme - hautes tours, haute clarté, hauts yeux -,

épouse de ma peau, grande rasade de ma vie,

tes seins affolés grandissent vers moi avec des bonds de biche fécondée.

 

Miguel Hernández. Chanson du mari soldat. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Espejo de mi carne, sustento de mis alas,

te doy vida en la muerte que me dan y no tomo.

Mujer, mujer, te quiero cercado por las balas

ansiado por el plomo.

 

Miguel Hernández. Canción del esposo soldado

 

- 

Miroir de ma chair, soutien de mes ailes,

je te donne vie dans la mort qu'on m'offre en vain.

Femme, femme, je t'aime assiégé par les balles,

convoité par le plomb.

 

Miguel Hernández. Chanson du mari soldat. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

-

Una mujer y un hombre gastados por los besos.

 

Miguel Hernádez. Canción del esposo soldado

 

- 

Une femme et un homme usés par les baisers.

 

Miguel Hernández. Chanson du mari soldat. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

Sí, vamos detenidos,

Sí, no hay labios

de mujer

que sonriendo duerma.

¡ Sólo rostros feroces !

¡ Sólo luna, amarilla, de horror,

resplandeciendo !

 

José Herrera Petere. Tren nocturno

 

- 

Nous sommes arrêtés !

Ici il n'y a point

de lèvres de femmes qui dorment

et qui sourient.

Rien que des visages féroces !

Rien que la lune, horrible lune jaune

qui resplendit !

 

José Herrera Petere. Train de nuit. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

 

- 

mañana

¡ Para todos el mar !

El mar solo otra vez, como al principio,

y el hombre solo, al fin, con su conciencia.

 

León Felipe. El llanto...El mar

 

- 

demain

pour tous la mer !

La mer seule à nouveau, ainsi qu'à l'origine,

et l'homme seul, enfin, avec sa conscience.

 

León Felipe. Les pleurs...La mer. Trad. Claude Couffon. In. Dario Puccini. Le romancero de la résistance espagnole

Un silence assourdissant

Dans une vie simple, l’amour des parents, d’abord pour eux-mêmes, augmente ou diminue, même la répartition routinière des tâches peut en témoigner. Dans la sienne, il ne comprendra jamais pourquoi, lui, il devait apprendre, de son père, se servant de sa mère comme support, la férocité, le déferlement noir d’une haine de soi se mirant au miroir de sa moitié vomie !

Ce qui l’embête, c’est que son père est parti très tôt, il a eu le cancer qu’il méritait. Ce qui l’étonne, le silence qui entoure ses souvenirs, d’abord personne autour de lui n’en parle, et puis dans ceux de sa mémoire, aussi rares soient-ils, il voit son père se déchaînant contre le corps de sa mère, plus petit et plus malléable, la traînant à terre par le cheveux ( c est très primitif, mais son père n avait pas trop d imagination, pas plus que ses ancêtres des cavernes ), des coups qui pleuvent des mains et des pieds partout ! Il les voit bien crier, l un de colère, l autre de douleur, mais il ne peut rien entendre ! Les souvenirs ne sont pas seuls à être silencieux, il se voit debout dans un coin, assister, tout en silence, au spectacle de la rage paternelle éclatante s’il en était pas la cible. Il ne disait rien, ne savait quoi faire ni où aller, hébété, enfermé dans sa prison aphasique.

Ce corps étendu par terre, tiré par les cheveux, tombé et relevé, c’était le corps de sa mère. Son père ivre-mort, se donnait à son sadisme régulier. Après plusieurs brefs mariages, il a trouvé la victime parfaite. Celle qui attendra que la rage s’épuise, où que des voisins interviennent pour la calmer, sinon, elle s’enfuira rapidement par la porte, son enfant sur les bras, et ira réveiller une amie qui habite pas trop loin de l’enfer conjugal.

L’amie qui habite une très petite maison, l’hébergera pour la nuit. Toujours silencieux, il assistera, n’y pouvant rien faire d’autre, aux remontrances et consolations, qui le concernaient pas ! Le matin, la mère se rendra à son domicile, «  je n’ai personne d’autre qui peut me prendre avec mon enfant », donc, son père, vaquera à sa tâche quotidienne et pénible ; et elle rangera la maison et préparera à manger. Le soir, quand il aura fini, toujours dans son atelier, avec quatre copains, chacun y va de ses litres de rouge,  il sera saoul encore une fois, et retournant chez lui, il manquera pas une occasion d’insulter, d’accuser, de blâmer, de partir dans des soliloques, mal articulés et sans sens ! Finalement, il donnera quelques coups ( si le ciel est clément ), il avait la main facile ! il avait sûrement des comptes à régler. Lesquels ? voilà un mystère que sa tombe enferme à jamais, sa tombe que son enfant n’a plus jamais revue, depuis qu’il l'a enterré ! Les traces de ses fouets sur son corps lui ont indiqué les chemins pour le fuir !

Le silence de ses souvenirs, et dans ses souvenirs, est le même que quand son père est mort dans la chambre voisine à la sienne, et que les femmes sont parties de plus belle de leurs pleurs et cris hystériques, lui, il est resté silencieux mais deux larmes ont coulé, les seules et les dernières !

 

Faysal BADRI

27 – 09 – 2012